La polémique lancée par Bernard Arnault, a remis au goût du jour, le débat franco-français sur les patrons. Ces derniers sont jugés par les uns comme des altruistes qui font vivre la France et les français. Pour d’autres, ces capitalistes sont des vautours qui exploitent les travailleurs et détruisent l’environnement.
La vérité est certainement entre les deux car les groupes français, profitent tout d’abord de la R&D publique dont celle en provenance des universités et des écoles françaises. Aussi, dans certains secteurs comme le luxe, le Made in France est un un actif immatériel décisif. En outre, à l’étranger, les groupes français capitalisent sur le soutien du Quai d’Orsay.
Par ailleurs, même au niveau fiscal, les entreprises bénéficient d’une multitude d’aides dont les dizaines de milliards d’euros d’allègement des charges sociales (ex : CICE). De plus, les actionnaires ou les dirigeants des groupes français, peuvent profiter de ces avantages, tout en résidant fiscalement à titre individuel dans un autre pays.
Toutefois, certaines critiques envers les patrons sont nihilistes. En effet, le capitalisme a besoin de capitalistes qui investissent pour créer de la valeur ajoutée, ce qui passe inéluctablement par la création d’emplois. Aussi, les entreprises règlent une multitudes d’impôts et de taxes qui remplissent les caisses de l’Etat et permettent le fonctionnement de plusieurs services sociaux.